Les Chroniques Martiennes (1950)
Devenu un classique aux USA, ou il est étudié à l'école, c'est un receuil de nouvelles racontant les expéditions terriennes vers Mars, l'établissement de colonies et le retour de Mars à la solitude aprés le départ des colons, écrites dans un style poétique et évocateur, empreint de nostalgie, qui a fait la réputation de Bradbury .
Dans la nouvelle version réedité chez Denoël (04/1999) dans la collection "Présence du Futur" ,le roman a été réactualisé et est suivi d'un dossier fait par Jacques Chambon.
Les chroniques martiennes sont un étonnant travail. Ses histoires attentivement entrelacées, liées par des images récurentes et des thèmes, racontent les tentatives répétées des êtres humains pour coloniser Mars, de la facon dont ils apportent leurs vieux préjugés avec eux, et de leurs rencontres ambiguës avec des Martiens aux formes changeantes.
En dépit du scénario de SF , il n'y a aucune évocation technologique.L'humeur est faite de solitude et de nostalgie; un regret méditatif envahissant le livre.
Les colons trouvent, dans " La Troisième Expédition ", une parfaite reconstution d'une commune rurale du Midwest américain qui les attend dans le désert Martien; tout au long du livre rêve et réalité s'entremêlent . Au début du roman, dans une image typique de Bradbury, la chaleur des jets des fusées améne un dégel printanier au paysage gelé de l'Ohio ; à la fin, les enfants humains se penchant sur le canal pour voir les Martiens les trouvent dans leurs propres reflets.
Tous les thèmes chers à Bradbury qui plus tard seront répétés, quelquefois trop souvent, trouvent naissance ici: le parti pris anti-technologique, la célébration de la simplicité et de l'innocence ressenti dans la vie provinciale, le sentiment de perte quand la jeunesse se change en âge adulte, et le plaisir attractif mais dangereux des masques, qu'ils soient d'Hallowen, de carnaval ou, comme ici, d'origine étrangère.
Devenu un classique aux USA, ou il est étudié à l'école, c'est un receuil de nouvelles racontant les expéditions terriennes vers Mars, l'établissement de colonies et le retour de Mars à la solitude aprés le départ des colons, écrites dans un style poétique et évocateur, empreint de nostalgie, qui a fait la réputation de Bradbury .
Dans la nouvelle version réedité chez Denoël (04/1999) dans la collection "Présence du Futur" ,le roman a été réactualisé et est suivi d'un dossier fait par Jacques Chambon.
Les chroniques martiennes sont un étonnant travail. Ses histoires attentivement entrelacées, liées par des images récurentes et des thèmes, racontent les tentatives répétées des êtres humains pour coloniser Mars, de la facon dont ils apportent leurs vieux préjugés avec eux, et de leurs rencontres ambiguës avec des Martiens aux formes changeantes.
En dépit du scénario de SF , il n'y a aucune évocation technologique.L'humeur est faite de solitude et de nostalgie; un regret méditatif envahissant le livre.
Les colons trouvent, dans " La Troisième Expédition ", une parfaite reconstution d'une commune rurale du Midwest américain qui les attend dans le désert Martien; tout au long du livre rêve et réalité s'entremêlent . Au début du roman, dans une image typique de Bradbury, la chaleur des jets des fusées améne un dégel printanier au paysage gelé de l'Ohio ; à la fin, les enfants humains se penchant sur le canal pour voir les Martiens les trouvent dans leurs propres reflets.
Tous les thèmes chers à Bradbury qui plus tard seront répétés, quelquefois trop souvent, trouvent naissance ici: le parti pris anti-technologique, la célébration de la simplicité et de l'innocence ressenti dans la vie provinciale, le sentiment de perte quand la jeunesse se change en âge adulte, et le plaisir attractif mais dangereux des masques, qu'ils soient d'Hallowen, de carnaval ou, comme ici, d'origine étrangère.


